Le chiffre de 14 ans est la médiane de l’âge au décès de chats morts suivis par des cabinets britanniques, pas une espérance de vie à la naissance. Il change selon la population étudiée. Dans les trois études lues, la stérilisation est associée à une plus grande longévité. Traumatismes, maladies rénales et tumeurs dominent les décès.
Un propriétaire qui voit son chat vieillir cherche un chiffre, et trouve « 12 à 15 ans » partout. Voici d’où vient ce chiffre dans les études, pourquoi il change, ce qui est associé à une vie plus longue et de quoi meurent les chats, puis le seuil où l’on consulte.
Un chiffre qui dépend de la population étudiée
Aucune étude lue ne mesure l’espérance de vie à la naissance. Elles décrivent l’âge au décès de chats morts, suivis par des cabinets ou des hôpitaux vétérinaires, et le résultat dépend de ces chats.
| Étude | Chats étudiés | Résultat |
|---|---|---|
| Royaume-Uni, 2015 | 4 009 chats morts, cabinets vétérinaires | Longévité médiane de 14,0 ans (de 9,0 à 17,0 pour la moitié centrale) |
| États-Unis, 2022 | 3 108 chats autopsiés, hôpital universitaire | Âge médian au décès de 9,07 ans |
| Séoul, 2025 | Six hôpitaux vétérinaires | Âge moyen au décès d’environ 5,4 ans |
Les trois chiffres ne se contredisent pas : ils décrivent des populations et des méthodes différentes, médiane ou moyenne, cabinets de ville ou hôpitaux.
Ce qui est associé à une vie plus longue
Dans les trois études, la stérilisation est associée à une plus grande longévité : l’écart avec les chats entiers est significatif dans l’étude d’autopsies de 2022 et dans celle de Séoul de 2025, et l’étude britannique de 2015 l’associe à une plus grande longévité chez les chats morts à 5 ans ou plus. Les études lues ne donnent pas ici de gain en années.
Pour la race, les résultats divergent. Au Royaume-Uni, les chats croisés ont une longévité médiane de 14,0 ans contre 12,5 ans pour les chats de race ; à Séoul, les chats de race ont une survie médiane plus élevée que les croisés. Le sens de l’écart varie donc d’une étude à l’autre.
Dans l’étude britannique, un poids plus faible est aussi associé à une plus grande longévité chez les chats morts à 5 ans ou plus. Dans l’étude d’autopsies, le virus de la leucose féline est associé à une durée de vie plus courte, pas le virus de l’immunodéficience.
Ces études décrivent des groupes de chats, pas un chat précis, et n’établissent pas qu’un facteur cause une vie plus longue. Dans la série d’autopsies, l’âge médian au décès est de 9,43 ans pour les chats d’intérieur, de 9,82 ans pour ceux qui sortent et de 7,25 ans pour ceux qui vivent dehors, un écart significatif ; chez les chats de plus d’un an, il ne l’est plus. Aucun chiffre ne dit combien de temps vivra votre chat.
De quoi meurent les chats
Dans l’étude britannique, les causes de décès les plus souvent attribuées, tous âges confondus, sont :
- le traumatisme (12,2 %) ;
- la maladie rénale (12,1 %) ;
- la maladie non précisée (11,2 %) ;
- la tumeur (10,8 %).
Dans la série d’autopsies, le cancer est la première cause et touche 41,3 % des chats. Des lésions rénales sont notées chez 62,84 % des chats, mais elles ne sont la cause principale du décès que dans 13,06 % des cas.
Quand consulter
Les maladies rénales et les tumeurs figurent parmi les premières causes de décès : un changement chez un chat âgé se montre au vétérinaire, par exemple un chat qui boit beaucoup plus qu’avant ou qui refuse de manger. Le rythme d’un bilan de santé régulier se fixe avec lui : les études lues ne donnent pas de fréquence.
Sources
- O’Neill D.G. et coll., « Longevity and mortality of cats attending primary care veterinary practices in England », Journal of Feline Medicine and Surgery, 2015.
- « Longevity and mortality in cats: a single institution necropsy study of 3108 cases (1989-2019) », PLoS One, 2022.
- « Life expectancy and survival analysis for companion dogs and cats in Seoul, South Korea », Frontiers in Veterinary Science, 2025.
Signaler une erreur dans cet article · Comment nous écrivons nos articles